Ainsi va la vie politique : une nouvelle municipalité arrive au pouvoir, critique la précédente, en stigmatisant, comme à Pont-l'Abbé, l'état désastreux des voiries, le délabrement des bâtiments publics... Mais faute de finances, la mairie actuelle de la capitale bigoudène risque de rendre, en fin de mandat, une copie assez semblable. Et l'équipe qui lui succèdera débutera peut-être alors le sien en dénonçant .... les voiries, les toitures percées...
Lors du conseil municipal de lundi soir, Daniel Couïc a donc fait le constat de son impuissance. Ainsi, en 2010, aucun projet nouveau ne sera financé. "On poursuivra les projets engagés, parce qu’ils sont contractuels, l'étude du château sera elle aussi maintenue et on bouchera les trous sur la rivière de Pont-l'Abbé", prévient le maire.
Dans son analyse, Daniel Couïc pointe du doigt :
- les charges liées au personnel (elles représentent plus de 50% du budget de la commune). Tous les emplois aidés ne pourront pas être convertis en CDI ;
- la sollicitation des services techniques par les associations estimée à 2 équivalents temps plein. Il souhaite que les associations se prennent plus en charge pour le domaine des installations ;
- le SPAC (Service Culturel incluant le Triskell) coûte 360 000 euros par an ce qui représente 5% du budget.
Pour le Maire, la ville de Pont-l’Abbé vit donc au-dessus de ses moyens.
Ainsi, pour le programme 2010 :
Dans cette séance de débat d'orientation budgétaire, le Maire a annoncé que mis à part l'étude sur le château, et recouvrement des trous dans le port, il n'y aurait rien d'autre.
- Rien donc pour le patronage laïque
- Pour la salle omnisport promise à Patrick Quélaudren, seule l'étude sera lancée
- Rien pour les bâtiments des services techniques
- Pas de reprise des toitures du Rased
- Pour la voirie, seulement la moitié de ce qui est prévu en 2010 par le plan décennal fixé par Daniel Bernard, adjoint aux travaux, sera tenu. "On ne fera pas grand chose, parce qu'on ne pourra rien faire", répète le Maire.
Le Maire rappelle son engagement de campagne de ne pas augmenter la fiscalité, mais il le souligne que c’est au prix de choix très difficiles. Il en appelle à la solidarité des Pont-l'Abbistes pour comprendre que Pont-l’Abbé est une petite ville pas riche...
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