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Une bigoudène à Pont-l'Abbé
 
    
    Jacques Godin  
    Bruno Matignon  
    Melaine Favennec  
    Jean-Yves Buhannic  
   
 

 
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  Portrait de Jacques Godin
Après de multiples pérégrinations dans différents endroits du globe, Jacques Godin est revenu au pays et a « planté » son atelier en Bigoudénie, à l’entrée de Lesconil, tout près du Ster.
C’est dans ce temple baigné de lumière et de sérénité où veillent une toile à l’éléphant, magnifique, et, sur la mezzanine, un oculus vert et bleu, couleurs d’arbres et de ciel, c’est dans ce lieu d’intense création que le peintre nous a accueillis, avec un beau sourire empreint de gentillesse et de simplicité.
Faire un portrait de Jacques Godin n’est pas chose facile et il nous a semblé pouvoir le décrire sous quatre axes qui pourraient résumer, mais certainement pas complètement, son parcours de vie jusqu’à aujourd’hui.

Le peintre voyageur
« Homme aux semelles de vent » comme Rimbaud, l’un de ses poètes préférés, de Pont-l’Abbé où il est né vers Paris où il a passé son enfance et sa jeunesse, Godin a arpenté le monde (les îles, de « L’île aux rats » bigoudène à l’Irlande, à l’île de Gorée au Sénégal), en passant par la Grèce, le Maghreb, Venise, l’Espagne, Montréal, les Etats-Unis, le Groenland, terre des Inuits, sur les traces de Jorn Riel, écrivain Danois dont il est devenu l’ami, monde où il a glané, écrit, croqué, respiré d’autres couleurs, lumières, paysages, senteurs pour revenir dans le calme de son atelier, et réaliser une œuvre considérable et magnifique.
Des marins aux couleurs vives cernées d’un trait sombre aux tableaux de nus, aux autoportraits, natures mortes, toiles abstraites, en passant par les paysages, lithographies, gravures, dessins et le magnifique vitrail de la chapelle de Beuzec.

Le peintre des rencontres
Jacques Godin aime les gens, le partage. Curieux des autres, il a fait des rencontres étonnantes, plutôt exceptionnelles, croisant le chemin de peintres mondialement connus, comme Soulages, en 2001, le peintre du noir où tout est lumière, d’écrivains (Jorn Riel, l’auteur Danois du chef-d’œuvre « Le jour avant le lendemain »), de photographes, Gérard Loucel, Olivier Garros, de poètes comme Yvon le Men et le chanteur Melaine Favennec qui ont collaboré aux différents ouvrages consacrés à son œuvre.

Le peintre humaniste
Jacques Godin a mis sa notoriété au service de grandes causes, pour aider à sa façon, pour que les enfants aient le droit de vivre, pour que la recherche avance, pour que le monde aille mieux. En 1990, il a ainsi participé au calendrier de L’avent, chez Fauchon, en exécutant, avec Sonia Rikyel, Morabito et Just Jaekin une peinture décorative sur la façade du traiteur parisien, œuvre ensuite vendue au profit de l’association « Enfance et Partage ». Travail qu’il a renouvelé en 1991, puis en 1992 où la vente aux enchères chez Drouot a été réalisée au profit des « recherches appliquées à la chimiothérapie. »


 
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